Correction, bêta-lecture, travail édito… quelles différences ?

Dans cet article je souhaiterais te parler un peu plus de mon travail. Je propose différentes prestations et même si elles sont détaillées cela reste assez succinct. En plus, ce sont des notions que l’on retrouve hyper couramment dans la sphère littéraire, donc si tu es nouveau/nouvelle (ou pas), cet article peut aussi t’aider à t‘y retrouver. Sans plus attendre, c’est parti !

Petit disclaimer : certains termes ont plusieurs définitions, je vais ici parler de celles que j’applique dans mon discours et dans mes offres, mais ça n’est pas une vérité absolue 😉

Correction

 

Quand le terme « correction » est utilisé, il fait le plus souvent référence à une correction de forme : orthographe, typographie, syntaxe, grammaire, conjugaison… tout ce qui touche aux mots en tant que tels. L’objectif d’une correction de forme est de rendre le texte irréprochable du point de vue de la langue française. C’est très utile et demandé par les autoédités, pour qui faire appel à une correctrice professionnelle est une étape indispensable car même s’ils ont déjà traqué leurs fautes, il est très difficile de voir les erreurs sur son propre texte, qu’on a déjà relu de nombreuses fois. La correction de forme peut également servir avant de soumettre un roman à un éditeur, en cas de fortes difficultés orthographiques qui pourraient être rédhibitoires, par exemple.  

Certaines correctrices proposent également, en plus, des corrections sur le style, mais cela demande beaucoup plus de travail et il est nécessaire de s’adapter au style de l’auteurice, alors que la correction purement « de forme » est universelle.

D’un point de vue méthode, j’utilise le mode révision des documents Word, et je corrige le texte en entier, ajoutant des commentaires en cas d’ambiguïté ou de besoin de précisions. Ce mode permet de n’avoir aucun effet définitif sur le texte : l’auteurice peut examiner chaque suggestion de correction et l’accepter, ou pas. Là-dessus la décision finale revient toujours à l’auteurice, je ne suis là que pour apporter mon expertise de correctrice.

Bêta-lecture

 

La bêta-lecture va, elle, s’attacher davantage au fond. Sur la sphère littéraire, notamment Twitter et Facebook, on voit énormément d’auteurices qui demandent des bêta-lectures sur leur roman. Qu’est-ce que cela signifie ? La plupart du temps, iels souhaitent obtenir un retour construit, contenant les éléments qui ont été appréciés ou pas, et pourquoi. Iels posent aussi parfois des questions pour savoir si tel ou tel point a été bien compris par le lecteur ou la lectrice. Pourquoi ? Parce qu’en tant qu’auteurices, on a beaucoup de mal à prendre du recul sur notre propre texte ; on l’a écrit, donc on n’en voit plus les défauts. En plus, le regard du lecteur ou de la lectrice est (normalement) neutre, il n’y a pas d’affect en jeu comme il peut y en avoir entre l’auteurice et son texte. Il ou elle sera plus à même de donner un avis honnête, distancié. Cela permet également d’avoir un avis sur le ressenti d’une potentielle lectrice finale par exemple.

De mon côté, je propose deux prestations : une bêta-lecture globale, sur l’ensemble du texte, en analysant des thématiques précises (univers, personnages, intrigue, style…) et une bêta-lecture détaillée qui analyse les chapitres un par un, au fil du texte, comme une lectrice lambda. J’y ajoute en plus mon expertise de professionnelle : quand un élément ne marche pas, j’explique pourquoi (un problème de narration, d’exposition des informations, de réalisme des personnages…) et je propose des pistes pour améliorer ou régler le problème. Ce ne sont que des pistes, l’auteurice est libre d’en tenir compte ou pas.

Travail édito

 

C’est ce que je réalise actuellement pour Rocambole et, si votre roman est accepté par une maison d’édition, c’est celui auquel vous aurez forcément affaire. C’est le cadre dans lequel j’ai le plus de libertés, parce que je peux à la fois proposer des modifications de forme (comme la correction), de style et de fond (comme la bêta-lecture). Pour le bien du texte, je peux demander de changer la fin d’un épisode, de revoir un paragraphe, de corriger une incohérence. Contrairement à la correction et la bêta-lecture, où je ne donne que mon avis, je peux cette fois faire directement des suggestions pour corriger une formulation maladroite par exemple. Libre à l’auteurice d’accepter, ou non, la proposition. Cela reste toujours une collaboration : si certains points ne sont pas compris on en discute, si nous ne sommes pas d’accord nous cherchons un équilibre qui nous convienne à toutes les deux. Chez Rocambole, c’est l’auteurice qui a le dernier mot, mais on le/la prévient des conséquences que peut avoir son choix (incompréhension du lecteur ou de la lectrice, manque d’empathie pour le personnage…).

Côté pratique pas mal de maisons d’édition travaillent avec Word avec des envois successifs, à Rocambole on a décidé d’utiliser Google Docs, il y a un mode suggestion qui fonctionne exactement de la même manière. Cela permet à l’auteurice et à la coach de travailler en même temps sur le texte, et tout reste transparent pour tout le monde.

 

Voilà, j’espère que cet article t’a plu, si c’est le cas n’hésite pas à le partager ou à laisser un commentaire !

Et toi, as-tu déjà fait appel à une correctrice ? Qu’attends-tu de tes bêta-lecture ? Viens me le dire en commentaire 😀

Si mon travail t’intéresse, tu peux retrouver le détail de mes prestations, avec leurs tarifs, ici.

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