Evaluer ses compétences d’écrivain

Contrairement à certains autres arts, comme la musique ou le dessin, il peut sembler difficile d’évaluer ses compétences en écriture. Là où cela peut être mesuré dans d’autres domaines de façon très concrète : « je sais jouer tel morceau », « je sais peindre un portrait », tout le monde a appris à écrire. Sans parler de notion de valeur par rapport aux autres (il est encore plus compliqué de déterminer ce qu’est un « bon » auteur), comment se rendre compte que l’on a soi-même progressé ? Dans cet article, je vais lister quelques techniques. C’est parti !

Mesurer la capacité d’écriture

Certains lecteurs peuvent penser que l’écriture est une pratique un peu mystérieuse, faite de poussées d’inspiration au milieu de la nuit qui nous poussent à écrire des pages d’une traite. Cela arrive, mais la réalité est souvent bien moins glamour : un roman est le fruit de dizaines, voire de centaines d’heures de travail, de discipline, d’efforts acharnés, même quand la créativité n’est pas là. Comment cela se traduit-il, objectivement ? Comment, sur ce plan-là, peut-on mesurer nos progrès ?

Suivre la quantité écrite

Comptabiliser le nombre de mots et/ou de signes écrits par jour, par semaine et/ou par mois est une excellente manière de se rendre compte de son propre rythme, d’une progression globale ou au contraire d’un coup de mou ou d’un blocage. Sans forcément se fixer des objectifs (cela ne convient pas à tout le monde), une simple analyse de ces statistiques peut être très instructive. Un simple fichier Excel suffit, et certains logiciels d’écriture comme Scribook l’intègrent directement.

Observer l’évolution de la vitesse d’écriture

Il suffit de se fixer une durée précise (ex : classiquement 15 minutes pour les sprints que je réalise) et compter le nombre de mots et/ou de signes écrits pendant ce laps de temps. En faisant cet exercice régulièrement, tu vas pouvoir te rendre compte de l’évolution de cette donnée. Une augmentation : ton écriture est de plus en plus naturelle, tu passes des idées à la phrase sans une longue phase de réflexion. Une diminution : pas de panique, ce sont sans doute de nouvelles règles d’écriture que tu es en train d’intégrer, et qui te demandent un effort conscient ; ça va remonter !

Se faire évaluer par un tiers

Je vais prêcher pour ma paroisse, mais c’est aussi à cela que servent les coachs littéraires ! Là où le bêta-lecteur donnera son avis de « potentiel lecteur » sur le texte, un coach littéraire, avec son expertise, pourra aller plus loin et déceler les défauts intrinsèques à l’écrivain (tic d’écriture, tendance à éviter les descriptions, personnages pas assez attachants…) et lui donner des pistes pour les résoudre. Il y a d’ailleurs plusieurs moments où une telle analyse peut être pertinente :

– Avant le premier jet : en discutant à partir d’un synopsis ou d’un simple pitch, le coach littéraire pourra réorienter l’auteurice et lui éviter de s’engager sur une histoire qui ne correspond pas à son idée, à son profil d’auteurice ou risque de le/la mener dans l’impasse.

– En cours d’écriture : mettre le doigt sur une faiblesse de l’auteurice dès les premiers chapitres lui permet de corriger le tir, et donc de perdre moins de temps à la correction. Attention, cela est plutôt réservé à des auteurices ayant du recul sur leurs textes, pour qui cela ne risque pas d’être un frein au premier jet.

– Une fois le projet terminé : pour l’étudier dans son ensemble et proposer des éléments globaux de correction, qui pourront aussi servir dans d’autres romans.

Sans aller jusqu’à étudier un manuscrit entier, une analyse d’un extrait peut suffire à mettre en lumière des défauts que l’auteurice se chargera de corriger dans le reste de son texte. Par exemple, ce n’est pas pour rien que chez Rocambole qu’on n’a besoin que d’un épisode écrit pour juger de la qualité d’écriture : les défauts sont souvent visibles très rapidement !

Et toi, as-tu d’autres techniques pour évaluer ta progression ? Tu peux aussi relire d’anciens textes, mais je sais que ça peut être décourageant, alors je ne conseille pas forcément !

Merci d’avoir lu l’article, et s’il t’a plu n’hésite pas à le commenter et à le partager, ça lui donnera plus de visibilité !

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1 réflexion sur “Evaluer ses compétences d’écrivain”

  1. Je plussoie ces conseils et personnellement, l’œil externe de Caterina ou de certain·e·s blogueureuses m’ont permis de grandir techniquement. Cela peut en effet générer des difficultés, souvent à des moments où l’on ne s’y attend pas, mais c’est parce que l’on applique les recommandations et que notre cerveau assimile de nouvelles données. C’est sain et ça se voit immédiatement après l’obstacle franchi. Je suis convaincue que l’on apprend tout sa vie si l’on sait (et que l’on a envie) d’écouter.

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